

Mort du chanteur Amadou: "un être rare et un guitariste inouï", salue Matthieu Chedid
Le chanteur français Matthieu Chedid, chef d'orchestre de la tournée Lamomali, a rendu hommage samedi au musicien et chanteur malien Amadou Bagayoko, "un être rare et un guitariste inouï", moitié du duo Amadou et Mariam, décédé vendredi à 70 ans.
"Amadou et Mariam sont mon premier coup de cœur pour le Mali. C'est grâce à eux, à travers Marc-Antoine Moreau (devenu manager du duo, NDLR), que j'ai été pour la première fois dans ce si beau pays, c'était pour le festival Paris-Bamako. Tout est né de là", s'est souvenu Matthieu Chedid, dans une publication sur Facebook.
"Amadou est un être rare et un guitariste inouï. Il va tellement nous manquer", a-t-il ajouté.
Amadou et Mariam ont contribué à "Lamomali totem", album collectif dont la sortie est prévue le 25 avril et support d'une nouvelle tournée orchestrée par Matthieu Chedid, en compagnie de Fatoumata Diawara, Toumani et Balla Diabaté.
Sur cet opus, le duo de musiciens aveugles apparaît sur la chanson "Je t'aime", aux côtés du rappeur Oxmo Puccino. "Désert de mot face à tout ça / Désir d'amour pour toi là-bas / Désordre amer désert en moi / L'écho d'amour vient jusqu'à toi", chante "M", alias de Matthieu Chedid.
"Ça va être dur de la chanter... en pensant à lui... et à eux", a-t-il confié au Parisien.
Le style d'Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia est "à la fois très beau, très direct", c'est "la musique du cœur", a-t-il estimé.
Amadou Bagayoko est décédé vendredi à Bamako à l'âge de 70 ans des suites d'une maladie.
Sa mort a suscité de nombreuses réactions, dont celles de grandes voix africaines comme Youssou N'Dour, Oumou Sangaré et Angélique Kidjo.
L'album "Dimanche à Bamako", produit en 2004 par Manu Chao, reste le plus grand succès du duo, avec le titre "Beaux dimanches" et sa ritournelle "Les dimanches à Bamako, c'est le jour de mariage".
Le couple aux plus d'un million d'albums vendus avait interprété "Je suis venu te dire que je m'en vais", composition du Français Serge Gainsbourg, lors de la clôture des Jeux paralympiques de Paris, début septembre 2024.
R.Decker--LiLuX